Je ne sais pas par où commencer. J'ai simplement envie d'écrire. Ecrire pour y voir plus clair avec mon esprit, dans mon esprit, et mettre les choses au clair, au point avec lui. J'ai l'impression que je me répète déjà, en deux lignes. Mais j'en ai que faire. Je déborde d'amour, à donner. Mais il n'y a personne pour recevoir ce trop-plein qui ne m'enivre point. Bien au contraire, j'ai la très nette impression que cet excès conduira à ma perte émotionnelle. Et encore. Ne vous étonnez pas si un jour, dans la colonne
Faits Divers, l'histoire d'une jeune fille décédée à cause d'une overdose d'amour, accumulé des années durant. En plus, j'ai envie de fumer. Mais non, pas ce soir. Déjà, j'ai décidé d'arrêter. Finir ses Camel Light dégueulasses, clôturer par elles. Et en plus, je ne fumerai plus le soir. Parce que le soir c'est devenu sacré, notre petit rituel estival. Et il ne faudrait pas que je "salisse" ces moments à deux, à trois, à plus de cet été. Mise à part si je suis avec Elle, ou Eux. Et puis, je ne vais pas faire envoler tout mon amour dans une vulgaire clope qui me (nous) pourrit déjà suffisamment les poumons. Moi tout ce que je veux, et ce dont j'ai besoin, c'est d'un remède pour mon c
oeur. Car aujourd'hui, je le sais, je n'ai plus qu'Elle. Et encore. C'est si peu, et je ne la vois pas assez. Une fois de temps à autre, et "de temps à autre" ce n'est pas suffisant. Je retombe dans ce piège que j'ai pourtant essayé d'éviter depuis plus d'une année.
Dimanche quatorze septembre deux mille huit, jour de son anniversaire. Merci Facebook de m'y avoir fait penser, mais je le savais déjà. Il est vingt-quatre heures et sept minutes, cela fait plus de douze heures que je lui ai envoyé un message grâce à la messagerie Facebook. Aucune réponse. Je sais que je ne recevrai aucun message. Même pas un banal, ordinaire, insignifiant Merci. Jamais il ne me répondra. Jamais,
because, it's over. Et je n'ai jamais retrouvé quelqu'un comme lui. Mis à part un certain Mr. X., mais avec lui, ce n'était que passager. Il est onze heures cinquante-trois, et depuis plus de trente six minutes, iPod en mode aléatoire, ne me choisis que des chansons particulières. Certes, chaque chanson est particulière, mais celles qu'il me choisit ont toutes une connotation personnelle. Liées à quelqu'un, à un moment donné. Vous croyez qu'il s'en rend compte et le fait exprès ? Va pour le hasard. Mes histoires de débordement d'amour me prend la tête (et accessoirement, le coeur). Vous connaissez la
théorie des essuis-glaces ? C'est ce qui m'arrive depuis que je suis venue au monde. A chaque fois, soit le potentiel
il se décide trop tard, là moi je suis déjà lassée de l'attendre. Et le pire, c'est qu'en attendant le prochain, je reste là, sans personne pour me serrer dans ces bras, personne avec qui aller au cinéma, non pas pour regarder un film, mais qui partagerait le plaisir d'être dans cette atmosphère des salles de cinéma: si spéciale, entre l'intimité du film, la concentration des spectateurs, et tout, et tout.
"La Roue Tourne" dit-on. Tu parles. Seize ans, cinq mois, cinq jours que j'attends que réellement quelque chose se passe, arrive, chamboule ma vie, me change. Mais ne nous voilons pas la face. Qui serait assez idiot pour s'intéresser à une fille, au minimum vingt centimètres plus petite, disproportionnée, aux rêves pleins la tête (mais plus ou moins cohérents pour des rêves, aucun ne comporte le Prince Charmant Disney existant chez Disney -évidemment, et chez Perrault), lunatique, moche (quoique laide correspondrait plus à la réalité, mais je tire déjà un portrait assez négatif comme ça) et j'en passe car j'ai assez mal au poignet. Ah oui, vous avez pu constater que j'ai un complexe d'infériorité assez énorme.
Il est minuit et douze minutes, les vacances sont terminées depuis onze jours. Et demain j'ai cours.